Besoin d'aide maintenant ? Si vous pensez au suicide ou si vous vous inquiétez pour un proche, communiquez en tout temps, gratuitement et en toute confidentialité : par téléphone au 1 866 APPELLE (1 866 277-3553), par texto au 535353, ou par clavardage sur suicide.ca. Partout au Canada, vous pouvez aussi appeler ou texter le 988. En cas de danger immédiat, composez le 911.

Parler du suicide n'augmente pas le risque — au contraire. En parler ouvertement, avec justesse et sans tabou, fait partie de la prévention. Cet article présente la réalité québécoise avec les données publiques, dans un esprit d'espoir : les choses peuvent aller mieux, et de l'aide existe.

Une tendance encourageante

Le Québec a fait des progrès réels. Le taux de suicide est passé de 17,9 à 11,9 pour 100 000 personnes entre 2000 et 2023, selon l'INSPQ — une diminution amorcée depuis plus d'une vingtaine d'années et qui se poursuit.

Cette amélioration n'efface pas la gravité du phénomène : environ trois Québécois meurent encore par suicide chaque jour. Derrière chaque chiffre, il y a une personne, une famille, un entourage.

Qui est le plus touché ?

Les données révèlent des écarts importants selon le sexe et l'âge, utiles pour orienter la prévention :

Les tendances ne sont pas uniformes selon les groupes. Un signal préoccupant : chez les filles de 10 à 14 ans, le taux d'hospitalisation pour tentative de suicide a triplé entre 2010 et 2024 (94,1 pour 100 000), un rappel que la prévention doit rester attentive aux plus jeunes.

Un signal à ne pas négliger

Si les décès diminuent, la détresse, elle, se manifeste ailleurs : les visites aux urgences attribuables aux tentatives de suicide sont passées de 50,9 pour 100 000 (2019) à 57,4 (2025). Cela peut refléter à la fois une hausse de la détresse et une meilleure recherche d'aide — deux lectures qui invitent à rester attentifs, sans dramatiser.

Reconnaître les signes chez un proche

On peut aider sans être spécialiste. Certains signes méritent qu'on ouvre le dialogue : un désespoir exprimé, un repli soudain, des propos sur le fait de « disparaître » ou d'être « un fardeau », le don d'objets importants, un changement marqué d'humeur ou d'habitudes. Face à cela, la meilleure chose reste souvent la plus simple : demander directement, écouter sans juger, et orienter vers une ressource.

Vous n'avez pas à porter cela seul, ni à trouver les bons mots parfaits. Les intervenants du 1 866 APPELLE accompagnent aussi les proches et les personnes endeuillées par suicide.

Ce qu'il faut retenir

Le suicide n'est pas une fatalité. La baisse des taux au Québec montre que la prévention fonctionne. Si vous traversez une période sombre, ou si quelqu'un autour de vous vacille, le geste le plus fort est de tendre la main — vers l'autre, ou vers l'aide.

En résumé : de l'aide existe, gratuite et confidentielle, 24 heures sur 24. 1 866 APPELLE (277-3553) · texto 535353 · suicide.ca · ou 988 partout au Canada.